Le rituel et l'étiquette du dojo

Cette page reprend, pour l’essentiel, des notes de M. Fujii, 7e dan de Kendo et professeur de l’association culturelle franco-japonaise de Bordeaux, laissées lors d’un stage à Tarbes en 1988.

Rei — salut respectueux

On salue le dojo en y entrant et en en sortant, afin de témoigner à ce lieu d’entraînement précieux, sinon sacré, son remerciement et son respect — parce que le dojo est un lieu qui offre l’occasion de cultiver et l’esprit et le corps. De la même manière, on salue :
  • le Shihan ou Sensei (maître)
  • l’adversaire, qu’il soit Sempaï (élève plus gradé), Dohaï (élève aussi gradé) ou Kohaï (élève moins gradé que soi)
en prononçant :
  • au début de chaque rencontre « Onegaishimasu » (donnez-moi une leçon s’il vous plaît)
  • à la fin de chaque rencontre « Arigatogozaimashita » (je vous remercie infiniment)
Car grâce au maître, on peut apprendre de nouvelles techniques, apercevoir ses défauts techniques ou ses faiblesses mentales, les corriger et ainsi atteindre un niveau technique et mental plus haut ; grâce aux autres élèves, on peut pratiquer et perfectionner les techniques enseignées, mesurer son propre niveau technique et mental, etc. Afin de ne pas gêner les autres et de ne pas leur manquer de respect, on doit éviter de passer entre les combattants situés face à face, ou devant ceux qui sont assis. Dans le même esprit, il est hors de question :
  • d’enjamber le Shinai ou le Bokuto (l’âme même des Samouraï !), ou bien le Bogu (armure)
  • de les jeter par terre
En somme, le fond de ces comportements propres au Kendoka révèle sa vision, ou philosophie de la vie : chaque être vivant, voire chaque chose, a sa propre vie et donc mérite un certain respect.

Le respect dû à son matériel

Vérifier à fond, après chaque entraînement, l’état du Shinai, de sorte à ne pas risquer de blesser l’adversaire et de ne pas lui manquer de Rei.

Éviter d’emprunter un Shinai à un autre Kendoka : le sabre ne s’emprunte pas sur le champ de bataille !