Les compétitions

Le Kendo, devenu discipline de compétition internationale quelques années après la fin de la Seconde Guerre mondiale, se pratique en assaut libre (Ji-geiko) comme en compétition (Shiai), selon des règles précises.

Le Sanbon Shobu

La compétition (Shiai), telle qu’elle apparaît dans les championnats, se déroule selon la règle internationale dite « Victoire décidée en trois points » : Sanbon Shobu, c’est-à-dire que le nombre total des points (Ippon) marqués par les deux combattants ne peut excéder trois.

Dans l’assaut comme en compétition, les adversaires se tiennent en garde face à face, les pointes des armes croisées, et vont essayer mutuellement de marquer un point : le Ippon. Il faut donc réussir soit à frapper avant que l’adversaire ne puisse le faire, soit à frapper après avoir esquivé ou paré l’attaque adverse.

Dans les attaques, les frappes peuvent se succéder ou se combiner. Il existe également des manœuvres avec le Shinai destinées à affaiblir ou à ouvrir la garde de l’adversaire.

Les combattants s’affrontant réellement, les assauts sont d’une intensité très soutenue. Toute forme de brutalité est néanmoins rejetée — l’adversaire n’est pas un ennemi à battre, mais un partenaire indispensable aux progrès.

Hikiwake et Encho

Le match nul (Hikiwake) est donné lorsqu’à la fin du temps réglementaire du combat, les adversaires sont à égalité : zéro point à zéro, ou un point à un point.

Lorsque le match nul n’est pas possible et qu’il faut un vainqueur, on fait une prolongation (Encho), sans limite de temps, pour que l’un des combattants marque un point qui arrête le combat et lui donne la victoire.

Fair-play

Il suffit d’assister à des championnats de Kendo pour constater que compétiteurs et spectateurs font preuve d’un comportement exemplaire ; pour tous, le fair-play est naturel.